Participe !
Oui à l'abolition du droit de timbre

Le 13 février 2022

De quoi s’agit-il ?
En 2009, le groupe libéral-radical a déposé une initiative parlementaire visant à supprimer progressivement les droits de timbre. Les droits de timbre sont des impôts perçus par la Confédération sur certaines transactions juridiques, notamment l’émission et le négoce de titres, c’est-à-dire la levée de capitaux et les mouvements de capitaux ainsi que le paiement de primes d’assurance. La suppression devait se faire en trois étapes. Alors que la première partie du projet prévoit la suppression de la taxe d’émission sur les capitaux propres, les deuxième et troisième parties demandaient la suppression du droit de timbre de négociation sur certains titres et obligations ainsi que la suppression de la taxe sur les assurances-vie. Ces trois projets ont été examinés séparément au sein des Conseils. Lors de la session d’été 2021, les Chambres ont approuvé le premier projet, à savoir la suppression de la taxe d’émissions sur les capitaux propres. En raison de la crise du COVID-19 et des dépenses publiques élevées qui en découlent, le Parlement a décidé d’abandonner les deux autres projets. Cela aurait entraîné une perte de recettes fiscales estimée à 2 milliards de francs par an. Un comité de différentes organisations, sous la houlette du PS, a lancé un référendum contre l’approbation de la suppression de la taxe d’émission sur les capitaux propres (projet 1) et déposé les signatures nécessaires auprès de la Chancellerie fédérale.

1

Positif pour la place économique suisse

Le droit de timbre d’émission sur les capitaux propres nuit à la place économique suisse et restreint l’efficience de l’économie suisse. La suppression de cette taxe permettrait de récupérer les sociétés qui ont émigré à l’étranger. De nouveaux emplois pourraient être créés et préservés. Dans ce contexte, il semble important que la suppression ne profite pas en premier lieu aux grands groupes, mais surtout aux start-ups innovantes. Dans les premières années, les jeunes entreprises ont généralement un important besoin de financement, sans pour autant enregistrer de bénéfices. C’est précisément dans cette situation que le droit de timbre sur les capitaux propres a un effet particulièrement néfaste, car il réduit l’afflux de liquidités ardemment nécessaire.


2

Renforcer l’esprit d’entreprise après la crise

La pandémie de COVID-19 a placé de nombreuses entreprises face à d’énormes défis. Les chiffres d’affaires se sont effondrés, les réserves propres ont constamment diminué et la situation reste incertaine. Les aides accordées par la Confédération ont permis de surmonter les difficultés de trésorerie à court terme. En revanche, elles ne suffiront pas à couvrir des pertes. De nombreuses entreprises devront donc lever de nouveaux capitaux propres afin de compenser l’effondrement de l’économie. La suppression du timbre renforcerait ainsi l’entrepreneuriat après la crise et n’engourdirait pas davantage l’esprit d’entreprise responsable.

3

Réformes fiscales internationales

Au niveau international, on s’efforce actuellement d’uniformiser la fiscalité des entreprises à l’échelle mondiale. Avec le déplacement de l’imposition du pays d’implantation vers l’État de commercialisation et l’introduction simultanée d’une imposition minimale pour certaines entreprises, la Suisse perd quelque peu son attrait en tant que place économique leader. La suppression du droit de timbre d’émission sur les capitaux propres lui permettrait de franchir une première étape pour compenser ce désavantage et continuer à se positionner comme place économique attractive face à l’étranger.

PLUS D'ARGUMENTS